Une fille marche au bord. Ca̧ tremble, ca̧ se meut étrangement, mais la fille marche, elle avance, elle monte les quelques marches et s’avance encore. Tout au bout, tout au bord.
« Vous allez plonger ? »
À quoi nous risquons nous lorsque nous suspendons une décision ? Faisons-nous le pari qu’autre chose surviendra ? (A. Dufourmantelle, Eloge du risque)
Plonger se passe autour d’une piscine. Au fond, parfois. Sur un plongeoir, souvent.
Dans une atmosphère nocturne et surréaliste empreinte de beaucoup d’humour, deux personnages font revivre cette piscine abandonnée, presque en friche. Plonger dresse le portrait d’une insomniaque en maillot de bain et de son malicieux partenaire, qui l’accompagne dans cette nuit d’errance, tour à tour concierge, maître-nageur, ou confident à ses heures. Entre rêves et éclats de vie, ce duo d’intranquilles sonde tous les potentiels physiques et narratifs, en suspens au-dessus de ce vide qui les appelle, dans cet éclair de pur présent où la peur et le désir vont tout à coup ensemble.